Projects
Résidence en ligne réseau Altitudes
À l’invitation d’une structure membre du réseau Altitudes, ce dispositif propose à un·e artiste de prendre la main sur le compte Instagram du Réseau pendant un mois. L’artiste est libre d’y partager des images de son travail et de ses recherches, à destination de la communauté Altitudes.
Partez à la rencontre des artistes qui ont pris part - et prennent part - à cette résidence au fil des mois de 2026, à travers leurs images, leurs recherches et leurs univers.
en ligne au mois de juin 2026
Germain Marguillard
invité par La Chapelle, espace d'art contemporain - Thonon-les-bains
Partez à la rencontre des artistes qui ont pris part - et prennent part - à cette résidence au fil des mois de 2026, à travers leurs images, leurs recherches et leurs univers.
en ligne au mois de juin 2026
Germain Marguillard
invité par La Chapelle, espace d'art contemporain - Thonon-les-bains




Lorette Pouillon
en ligne
invitée par
l'Envers des pentes
from 1st to 31 january
Lorette Pouillon construit des communautés de sculptures
qui prennent corps au sein d’installations et de performances.
Parfois proche de l’animisme, ces formes-protagonistes agissent
comme les actrices de leur propre histoire.
A l'occasion de cette résidence en ligne, elle a rassemblé une
collection d'images accumulées lors de ses randonnées. A la
manière d'un roman photo, on y suit deux chercheuses en
perdition qui cherchent et trouvent sur leur chemin quantité
de traces, artefacts fictifs et objets vivants.
qui prennent corps au sein d’installations et de performances.
Parfois proche de l’animisme, ces formes-protagonistes agissent
comme les actrices de leur propre histoire.
A l'occasion de cette résidence en ligne, elle a rassemblé une
collection d'images accumulées lors de ses randonnées. A la
manière d'un roman photo, on y suit deux chercheuses en
perdition qui cherchent et trouvent sur leur chemin quantité
de traces, artefacts fictifs et objets vivants.



Myrtille Bouvret
en ligne
invitée par le Réseau Altitudes
from 1st to 28 february
Myrtille Bouvret est lauréate de l’édition 2025 - 2026 de la résidence itinérante du Réseau Altitudes. C’est au moment même où elle est sur le terrain, engagée dans son travail, qu’elle est invitée à mener en parallèle la résidence en ligne d'Altitudes.
Au cœur du territoire alpin, elle développe une recherche autour des dernières traces de l’hiver, dans une montagne en transformation. Elle travaille l’eau dans ses formes les plus fragiles - neige, glace, givre, stalactites - saisissant ces instants où la matière bascule et où l’hiver se retire du paysage.
Myrtille Bouvret marche, observe et prélève. La montagne devient atelier, le froid un outil, l’eau une matière vivante. Les œuvres en cours révèlent textures, motifs et volumes éphémères, témoins sensibles d’un monde en mutation.
À travers volumes et dessins, elle cultive une attention au fragile et à l’infime, invitant à regarder autrement ce qui disparaît et à imaginer, avec délicatesse, les territoires de demain.
Au cœur du territoire alpin, elle développe une recherche autour des dernières traces de l’hiver, dans une montagne en transformation. Elle travaille l’eau dans ses formes les plus fragiles - neige, glace, givre, stalactites - saisissant ces instants où la matière bascule et où l’hiver se retire du paysage.
Myrtille Bouvret marche, observe et prélève. La montagne devient atelier, le froid un outil, l’eau une matière vivante. Les œuvres en cours révèlent textures, motifs et volumes éphémères, témoins sensibles d’un monde en mutation.
À travers volumes et dessins, elle cultive une attention au fragile et à l’infime, invitant à regarder autrement ce qui disparaît et à imaginer, avec délicatesse, les territoires de demain.



en ligne :
Adrien Fricheteau
invité par
Archipel Art Contemporain
from 1st to 31 march
Adrien Fricheteau est né en 1992, il grandit dans le Lot, il est diplômé de la HEAD Genève et des Beaux-Arts de Paris. Il pratique principalement la peinture, avec une dimension sculpturale de plus en plus présente. Son travail tente de construire une sorte de mystique
picturale contemporaine, au sein de laquelle des éléments « pauvres » se voient affublés des atours de la belle peinture : objets en toc, en plastique, animaux indésirables.
De façon assez narrative, ses expositions sont pensées comme des promenades. Le public se retrouve dans la position d’arpenter les paysages vides et d’y rencontrer des objets, des personnages, et d’ainsi recomposer une histoire fragmentée. Il fait également des incursions dans le monde du livre d'artiste et s'implique régulièrement dans des projets collectifs tournés vers le travail de territoire et le lien avec les publics.
picturale contemporaine, au sein de laquelle des éléments « pauvres » se voient affublés des atours de la belle peinture : objets en toc, en plastique, animaux indésirables.
De façon assez narrative, ses expositions sont pensées comme des promenades. Le public se retrouve dans la position d’arpenter les paysages vides et d’y rencontrer des objets, des personnages, et d’ainsi recomposer une histoire fragmentée. Il fait également des incursions dans le monde du livre d'artiste et s'implique régulièrement dans des projets collectifs tournés vers le travail de territoire et le lien avec les publics.






en ligne :
François Deladerrière
invité par
Curiox,
centre d'art et de rencontres
from 1st to 30 april
François Deladerrière est né en 1972, il vit et travaille à Arles.
Il réalise des projets photographiques portant essentiellement sur le paysage et l’architecture. Il aborde les paysages alpins en 2010 avec une importante commande à l’occasion de l’anniversaire de l’annexion de Nice et de la Savoie. Nice et Savoie, Un Regard Contemporain, éditions Actes Sud ;
Depuis dix ans, il poursuit un travail documentaire collectif dans les Alpes italiennes, « CALAMITA/À project ». Le sujet de cette étude est la vallée du Vajont (Dolomites) théâtre d’une catastrophe sur un barrage hydraulique en 1963, faisant plus de 2000 morts. Ce projet, toujours en cours a fait l’objet d’une publication : Calamita/à, an investigation into the Vajont Catastrophe, éditons FW :Books.
Il est invité en 2025 en résidence par le centre d’art Curiox à Ugine, et réalise « L’année de l’avalanche ». Ce travail, entre documentaire et fiction, interroge les conditions mêmes de représentation du paysage. Elle réunit et articule le travail réalisé en résidence et un ensemble d’images antérieures.
La série se construit comme un récit ouvert. Si les lieux photographiés restent potentiellement identifiables, ils ne sont jamais donnés comme des documents. L’artiste privilégie une approche sensible et poétique, où la dimension fictionnelle agit comme un déplacement : il ne s’agit pas tant de décrire un territoire que d’en éprouver les tensions, les fragilités et les mutations.
Il réalise des projets photographiques portant essentiellement sur le paysage et l’architecture. Il aborde les paysages alpins en 2010 avec une importante commande à l’occasion de l’anniversaire de l’annexion de Nice et de la Savoie. Nice et Savoie, Un Regard Contemporain, éditions Actes Sud ;
Depuis dix ans, il poursuit un travail documentaire collectif dans les Alpes italiennes, « CALAMITA/À project ». Le sujet de cette étude est la vallée du Vajont (Dolomites) théâtre d’une catastrophe sur un barrage hydraulique en 1963, faisant plus de 2000 morts. Ce projet, toujours en cours a fait l’objet d’une publication : Calamita/à, an investigation into the Vajont Catastrophe, éditons FW :Books.
Il est invité en 2025 en résidence par le centre d’art Curiox à Ugine, et réalise « L’année de l’avalanche ». Ce travail, entre documentaire et fiction, interroge les conditions mêmes de représentation du paysage. Elle réunit et articule le travail réalisé en résidence et un ensemble d’images antérieures.
La série se construit comme un récit ouvert. Si les lieux photographiés restent potentiellement identifiables, ils ne sont jamais donnés comme des documents. L’artiste privilégie une approche sensible et poétique, où la dimension fictionnelle agit comme un déplacement : il ne s’agit pas tant de décrire un territoire que d’en éprouver les tensions, les fragilités et les mutations.





en ligne :
Niloufar Basiri
invitée par
l'Angle
Espace d'art contemporain
from 1st to 31 may
Inspirée par son expérience d’étrangère vivant en France, Niloufar Basiri explore les questions d’identité culturelle et linguistique, ainsi que celles de la dislocation et de la transculturation. À travers une pratique multidisciplinaire mêlant dessin, broderie, textile, photographie, vidéo et performance, elle met en dialogue des éléments issus de différentes traditions culturelles afin d’interroger ce qui nous rapproche autant que ce qui nous distingue.
Son travail prend notamment la forme de performances autour de la traduction et des emprunts linguistiques entre le persan et le français, de broderies intégrant des éléments de la miniature persane dans des toiles de Jouy, ou encore de paysages imaginaires nourris par la mémoire et le déplacement. Son processus, lent et répétitif, fait écho au temps nécessaire à l’intégration et à la construction d’une identité en mouvement, entre territoire d’origine et pays d’accueil.
Née en 1985 à Ispahan (Iran), Niloufar Basiri vit et travaille à Lyon. Initialement formée en architecture, elle se tourne ensuite vers la peinture avant d’obtenir son diplôme à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole en 2020. Sa pratique multidisciplinaire explore les questions d’identité culturelle, de mémoire, de traduction et de transculturation.
Son travail a été présenté dans plusieurs institutions et centres d’art en France, notamment au Musée municipal Paul Dini (Villefranche-sur-Saône), au Centre d’Art Bastille (Grenoble), à La Cure (Saint-Gervais-les-Bains), au Centre d’Art La Halle (Pont-en-Royans), au Centre d’Art Les Pénitents Noirs (Aubagne), à l’Espace Larith (Chambéry), au Centre culturel Jeannine Creissels (Saint-Martin-d’triage) et à l’Espace d’art contemporain l’Angle (La Roche-sur-Foron).
Elle a participé à plusieurs expositions collectives en France et à l’international, notamment à la Biennale d’Art Contemporain Lokart à Pécs (Hongrie), où elle a reçu le Prix de la critique, ainsi qu’à Beauté(s), FITE – Biennale Textile de Clermont-Ferrand (2026).
Crédits images : © Niloufar Basiri, tous droits réservés.
Son travail prend notamment la forme de performances autour de la traduction et des emprunts linguistiques entre le persan et le français, de broderies intégrant des éléments de la miniature persane dans des toiles de Jouy, ou encore de paysages imaginaires nourris par la mémoire et le déplacement. Son processus, lent et répétitif, fait écho au temps nécessaire à l’intégration et à la construction d’une identité en mouvement, entre territoire d’origine et pays d’accueil.
Née en 1985 à Ispahan (Iran), Niloufar Basiri vit et travaille à Lyon. Initialement formée en architecture, elle se tourne ensuite vers la peinture avant d’obtenir son diplôme à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole en 2020. Sa pratique multidisciplinaire explore les questions d’identité culturelle, de mémoire, de traduction et de transculturation.
Son travail a été présenté dans plusieurs institutions et centres d’art en France, notamment au Musée municipal Paul Dini (Villefranche-sur-Saône), au Centre d’Art Bastille (Grenoble), à La Cure (Saint-Gervais-les-Bains), au Centre d’Art La Halle (Pont-en-Royans), au Centre d’Art Les Pénitents Noirs (Aubagne), à l’Espace Larith (Chambéry), au Centre culturel Jeannine Creissels (Saint-Martin-d’triage) et à l’Espace d’art contemporain l’Angle (La Roche-sur-Foron).
Elle a participé à plusieurs expositions collectives en France et à l’international, notamment à la Biennale d’Art Contemporain Lokart à Pécs (Hongrie), où elle a reçu le Prix de la critique, ainsi qu’à Beauté(s), FITE – Biennale Textile de Clermont-Ferrand (2026).
Crédits images : © Niloufar Basiri, tous droits réservés.
en ligne :
Germain Marguillard
(en cours)
invité par
La Chapelle - espace d'art contemporain
from 1st to 30 june



itinérante
édition 2025 - 2026 :
le réseau Altitudes
invite
Myrtille Bouvret
Une résidence de recherche et de création dans les Alpes
Le Réseau Altitudes – art contemporain en territoire alpin – a lancé un nouvel appel à candidatures pour sa Résidence itinérante 2025‑2026, destinée aux artistes-auteur·ices en arts visuels.
La résidence de 2 à 3 semaines, répartie sur plusieurs lieux du réseau entre l’automne 2025 et le printemps 2026, offre un temps de recherche, de production et de rencontres sur le territoire alpin.
Cette édition se déploie autour d’un fil conducteur : celui de l’eau, dans ses multiples formes, usages et trajectoires au sein du territoire.
La résidence se conclut par une restitution publique dans l’un des lieux partenaires et, exceptionnellement cette année, s’inscrit dans un partenariat exceptionnel avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Haute-Savoie (CAUE 74), dans le cadre de son cycle d’expositions « Les paysages de l’eau » (2026–2027).
Lauréate de l’édition 2025-2026 de la résidence itinérante du Réseau Altitudes, Myrtille Bouvret explorera le gel, le givre et la glace, prolongeant ainsi sa recherche autour de l’eau. Son œuvre sera présentée dans l’exposition Territoires liquides, organisée par le CAUE 74 à Annecy, à partir d'octobre 2026.
Contact :
coordinatrice : Emilie Dumenil
reseau.altitudes@gmail.com
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Images : Myrtille Bouvret, tous droits réservés.
Le Réseau Altitudes – art contemporain en territoire alpin – a lancé un nouvel appel à candidatures pour sa Résidence itinérante 2025‑2026, destinée aux artistes-auteur·ices en arts visuels.
La résidence de 2 à 3 semaines, répartie sur plusieurs lieux du réseau entre l’automne 2025 et le printemps 2026, offre un temps de recherche, de production et de rencontres sur le territoire alpin.
Cette édition se déploie autour d’un fil conducteur : celui de l’eau, dans ses multiples formes, usages et trajectoires au sein du territoire.
La résidence se conclut par une restitution publique dans l’un des lieux partenaires et, exceptionnellement cette année, s’inscrit dans un partenariat exceptionnel avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Haute-Savoie (CAUE 74), dans le cadre de son cycle d’expositions « Les paysages de l’eau » (2026–2027).
Lauréate de l’édition 2025-2026 de la résidence itinérante du Réseau Altitudes, Myrtille Bouvret explorera le gel, le givre et la glace, prolongeant ainsi sa recherche autour de l’eau. Son œuvre sera présentée dans l’exposition Territoires liquides, organisée par le CAUE 74 à Annecy, à partir d'octobre 2026.
Contact :
coordinatrice : Emilie Dumenil
reseau.altitudes@gmail.com
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Images : Myrtille Bouvret, tous droits réservés.
en ligne :
Adrien Fricheteau
invité par Archipel Art Contemporain
from 1st to 31 march
en ligne :
François Deladerrière
invité par Curiox,
centre d'art et de recontres
from 1st to 30 april
en ligne :
Germain Marguillard
invité par
La Chapelle -
espace d'art contemporain
from 1st to 30 june


Florent Meng : Les sentiers analogues
from 1st april 2022
En 2022, la montagne s’écroule peu à peu. Tenter une ascension est devenu plus risqué. Lors d’une expédition, un cristal de quartz fumé endémique est descendu par un groupe d’homme. Il est ensuite transmis à une équipe scientifique qui cartographie et traduit les signaux qui s’en échappent : les voix de l’assemblée des roches constituantes. Passant de main en main, le minéral est ensuite confié à des musiciens chargés d’entrer en dialogue avec lui.








Ludivine Zambon : La Sèrâ
from 1st april 2022
Dans le bassin genevois, le Mont Salève joue un rôle très particulier. Situé sur le territoire français, il fait pourtant intégralement partie de l’imaginaire et des pratiques urbaines helvétiques. Le Salève s’est nourri de nombreuses histoires entre résistance, contrebandiers, douaniers et faux-monnayeurs.
Depuis de nombreuses années et pour les naturalistes il est un lieu privilégié d’études, un laboratoire d’observations (géologie, paléontologie, entomologie et botanique entre autres) qui lui conférera la réputation de montagne la plus étudiée et décrite au monde.
La Sèrâ est un projet à la fois commun et individuel, fabriqué à partir de matériaux, documents et habitants présents dans ce territoire.
Il sera finalisé par l’écriture et le tournage d’un court film “apocalyptique” de fiction mettant en scène trois personnages tentant de survivre sur le Salève en faisant réapparaître des ressources disparues de celle-ci. Inspirés d'une lettre qu'aurait laissé le naturaliste Henri Gosse, les personnages déambulent dans cet univers toxique et changeant.
La Sèrâ, court-métrage, 17', 2022-23, 4k, 5,1, post-production en cours
La Sèrâ, court-métrage, 17', 2022-23, 4k, 5,1, post-production en cours

Résidence itinérante
Myrtille Bouvret
édition 2025-2026
from 28 june to 30 october
Exposition en plein air " Les Seuils des eaux"
à Passy (74) - Lac Vert - accès libre
Cet été, l’Espace Crèmerie, membre du réseau Altitudes, en partenariat avec la Ville de Passy, présente l’exposition "Les seuils des eaux" de Myrtille Bouvret. Réunissant un ensemble de photographies réalisées au cours de sa résidence itinérante menée entre novembre 2025 et mars 2026, l’exposition prend place autour du Lac Vert de Passy, au fil du sentier qui borde ce site naturel emblématique.
Entre observation, itinérance et expérimentation, ces images naissent d’une relation directe avec les milieux alpins. Elles accompagnent une démarche fondée sur des gestes de prélèvement, des dispositifs de captation et des expériences engagées autour des manifestations les plus fragiles de l’eau.
Les prises de vue recueillent et conservent la mémoire de présences furtives, d’états transitoires du paysage.
Les images de Myrtille Bouvret occupent une place essentielle dans son processus de création. Elles deviennent des outils de recherche, des espaces de veille, des archives sensibles et des prolongements du geste plastique.
Autour du Lac Vert à Passy, les photographies entrent en résonance avec un territoire façonné par l’eau et les mouvements glaciaires. Elles réactivent une autre manière de regarder le paysage alpin à travers des traces discrètes, des états disparus et des phénomènes dont l’image capte la persistance fragile. Les photographies fonctionnent alors comme des seuils entre différentes temporalités du territoire.
L’exposition rassemble des cheminements, des contemplations et des expériences où l’on ne sait jamais exactement où s’arrête la nature et où commence l’œuvre. "Les seuils des eaux" désignent ces zones de passage où les matières émergent, circulent, se dissolvent ou persistent. Entre apparition et effacement, les photographies ouvrent un espace d’attention à ce qui demeure mouvant, précaire et en devenir.
Le réseau Altitudes remercie chaleureusement l’Espace Crèmerie et la Ville de Passy pour leur engagement dans l’accueil et la réalisation de ce projet.
Les sculptures et dessins issus de cette recherche seront présentés à L'îlot-S (CAUE de Haute-Savoie, Annecy) dans le cadre de l’exposition "Retenir l’eau, encore un peu", à partir du 8 octobre prochain.
+ d'infos bientôt !
La résidence itinérente 2025-2026 avec Myrtille Bouvret
Accueillie dans le cadre de la résidence itinérante 2025-2026 portée par le Réseau Altitudes, en partenariat avec le CAUE Haute-Savoie, Myrtille Bouvret a mené entre novembre 2025 et mars 2026 une recherche consacrée aux dernières traces de l’hiver. L’artiste a travaillé avec l’eau dans ses formes les plus fragiles — neige, glace, givre, stalactites — en portant une attention particulière aux instants où la matière se transforme et où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Parcours et démarche artistique
Artiste plasticienne diplômée de l’Académie des Beaux arts de Florence en Italie, puis de l’ENSAD Limoges, Myrtille Bouvret vit et travaille aux alentours de Nantes et de Troyes. Elle a effectué différentes résidences et animé plusieurs ateliers lui permettant de développer sa recherche, tournée vers nos territoires, nos ressources naturelles et notre manière d’être avec ce qui nous entoure.
Observatrice de l’invisible, elle s’intéresse à ce que l’on voit sans regarder. Sa démarche est de contempler et révéler la beauté du réel. Elle met en place des dispositifs pour capter des mouvements, des processus qui s’opèrent naturellement autour de nous. Elle leur donne relief par la matière sous forme d’installations évolutives se déroulant sous nos yeux, ou sous forme de sculptures, cristallisant le temps et pétrifiant le vivant. Une approche qui nous questionne sur l’impermanence, l’équilibre précaire qui nous environne, notre fragilité et notre place.
Texte de l’artiste – février 2026
Au cœur du territoire alpin, je poursuis une recherche dédiée aux dernières traces de l’hiver, issues de la montagne en métamorphose que le temps emporte et qui glissent hors du paysage. Je travaille avec l’eau dans ses formes les plus fragiles : neige, glace, givre, stalactites. Chaque prélèvement saisit un instant où la matière se transforme, où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Durant cette résidence, je marche, j’observe les changements, je scrute l’éphémère. Je repère des lieux, des mouvements à accompagner. La montagne devient mon atelier ; l’eau, ma matière ; le froid, mon outil ; l’hiver, mon inspiration. J’emporte des fragments de saison, prélevés au moment où ils se défont.
Dans les pièces en cours de création, apparaissent la texture de la neige, les motifs de la glace, les volumes des stalactites. Ces formes deviennent des témoins silencieux d’un monde en mutation, peut‑être un jour perçus comme des archives d’un hiver qui s’efface.
Je crée au plus près de ce qui s’en va, dans ce qui se modifie sous nos yeux. La poésie naît de cette attention au fragile, au discret, à l’infime. Les volumes et dessins créés invitent à regarder autrement ce qui reste, à percevoir l’épaisseur du temps, à comprendre que nous sommes intimement liés à ces transformations. Ils proposent une manière sensible d'habiter le présent et d'imaginer les territoires de demain.
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Crédits et droits d’image
Myrtille Bouvret, 2026 - tous droits réservés
à Passy (74) - Lac Vert - accès libre
Cet été, l’Espace Crèmerie, membre du réseau Altitudes, en partenariat avec la Ville de Passy, présente l’exposition "Les seuils des eaux" de Myrtille Bouvret. Réunissant un ensemble de photographies réalisées au cours de sa résidence itinérante menée entre novembre 2025 et mars 2026, l’exposition prend place autour du Lac Vert de Passy, au fil du sentier qui borde ce site naturel emblématique.
Entre observation, itinérance et expérimentation, ces images naissent d’une relation directe avec les milieux alpins. Elles accompagnent une démarche fondée sur des gestes de prélèvement, des dispositifs de captation et des expériences engagées autour des manifestations les plus fragiles de l’eau.
Les prises de vue recueillent et conservent la mémoire de présences furtives, d’états transitoires du paysage.
Les images de Myrtille Bouvret occupent une place essentielle dans son processus de création. Elles deviennent des outils de recherche, des espaces de veille, des archives sensibles et des prolongements du geste plastique.
Autour du Lac Vert à Passy, les photographies entrent en résonance avec un territoire façonné par l’eau et les mouvements glaciaires. Elles réactivent une autre manière de regarder le paysage alpin à travers des traces discrètes, des états disparus et des phénomènes dont l’image capte la persistance fragile. Les photographies fonctionnent alors comme des seuils entre différentes temporalités du territoire.
L’exposition rassemble des cheminements, des contemplations et des expériences où l’on ne sait jamais exactement où s’arrête la nature et où commence l’œuvre. "Les seuils des eaux" désignent ces zones de passage où les matières émergent, circulent, se dissolvent ou persistent. Entre apparition et effacement, les photographies ouvrent un espace d’attention à ce qui demeure mouvant, précaire et en devenir.
Le réseau Altitudes remercie chaleureusement l’Espace Crèmerie et la Ville de Passy pour leur engagement dans l’accueil et la réalisation de ce projet.
Les sculptures et dessins issus de cette recherche seront présentés à L'îlot-S (CAUE de Haute-Savoie, Annecy) dans le cadre de l’exposition "Retenir l’eau, encore un peu", à partir du 8 octobre prochain.
+ d'infos bientôt !
La résidence itinérente 2025-2026 avec Myrtille Bouvret
Accueillie dans le cadre de la résidence itinérante 2025-2026 portée par le Réseau Altitudes, en partenariat avec le CAUE Haute-Savoie, Myrtille Bouvret a mené entre novembre 2025 et mars 2026 une recherche consacrée aux dernières traces de l’hiver. L’artiste a travaillé avec l’eau dans ses formes les plus fragiles — neige, glace, givre, stalactites — en portant une attention particulière aux instants où la matière se transforme et où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Parcours et démarche artistique
Artiste plasticienne diplômée de l’Académie des Beaux arts de Florence en Italie, puis de l’ENSAD Limoges, Myrtille Bouvret vit et travaille aux alentours de Nantes et de Troyes. Elle a effectué différentes résidences et animé plusieurs ateliers lui permettant de développer sa recherche, tournée vers nos territoires, nos ressources naturelles et notre manière d’être avec ce qui nous entoure.
Observatrice de l’invisible, elle s’intéresse à ce que l’on voit sans regarder. Sa démarche est de contempler et révéler la beauté du réel. Elle met en place des dispositifs pour capter des mouvements, des processus qui s’opèrent naturellement autour de nous. Elle leur donne relief par la matière sous forme d’installations évolutives se déroulant sous nos yeux, ou sous forme de sculptures, cristallisant le temps et pétrifiant le vivant. Une approche qui nous questionne sur l’impermanence, l’équilibre précaire qui nous environne, notre fragilité et notre place.
Texte de l’artiste – février 2026
Au cœur du territoire alpin, je poursuis une recherche dédiée aux dernières traces de l’hiver, issues de la montagne en métamorphose que le temps emporte et qui glissent hors du paysage. Je travaille avec l’eau dans ses formes les plus fragiles : neige, glace, givre, stalactites. Chaque prélèvement saisit un instant où la matière se transforme, où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Durant cette résidence, je marche, j’observe les changements, je scrute l’éphémère. Je repère des lieux, des mouvements à accompagner. La montagne devient mon atelier ; l’eau, ma matière ; le froid, mon outil ; l’hiver, mon inspiration. J’emporte des fragments de saison, prélevés au moment où ils se défont.
Dans les pièces en cours de création, apparaissent la texture de la neige, les motifs de la glace, les volumes des stalactites. Ces formes deviennent des témoins silencieux d’un monde en mutation, peut‑être un jour perçus comme des archives d’un hiver qui s’efface.
Je crée au plus près de ce qui s’en va, dans ce qui se modifie sous nos yeux. La poésie naît de cette attention au fragile, au discret, à l’infime. Les volumes et dessins créés invitent à regarder autrement ce qui reste, à percevoir l’épaisseur du temps, à comprendre que nous sommes intimement liés à ces transformations. Ils proposent une manière sensible d'habiter le présent et d'imaginer les territoires de demain.
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Crédits et droits d’image
Myrtille Bouvret, 2026 - tous droits réservés


LOLA LAVILLE
Lauréate
de la résidence itinérante
en territoire alpin
édition 2026-2027
from 27 july
Une édition exceptionnelle pour les 10 ans du réseau Altitudes !
À cette occasion, le Réseau déploie une résidence itinérante transfrontalière d’un nouveau format, conçue conjointement avec le Musée d’art du Valais à Sion, qui invite les artistes à explorer et interroger le territoire alpin, soulignant la spécificité de cet espace partagé.
L'appel à candidature est maintenant clos.
Un grand merci à l'ensemble des artistes pour la richesse et l’intérêt des propositions reçues
ainsi qu’aux membres du jury 2026 :
Sophie Bataille (Le Mikado, Annecy),
Marie Bondy (Curiox-Centre d'art et de rencontres, Ugine),
Isabel·le Carlier (ESAAA, Annecy),
Amandine Crey (Le Point Commun-espace d'art contemporain, Annecy),
Raphaële de Broissia (Légendes botaniques, Menthon-Saint-Bernard),
Emilie Dumenil (réseau Altitudes),
Emma Legrand (Archipel Art Contemporain, Saint-Gervais-les-Bains),
Laurène Maréchal (Artocène, Saint-Gervais-les-Bains),
Bertrand Riou (La Chapelle de la Visitation Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains) ;
Laurence Schmidlin du Musée d’art du Valais à Sion,
partenaire du Réseau Altitudes pour cette nouvelle édition 2026-2027
et toutes nos félicitations à la lauréate Lola Laville !
Première étape de la résidence : cet été, du 27 juillet au 27 août au Musée d'art du Valais à Sion.
1 - Vue de l'installation Les Génisses, Lola Laville - ©Léo Baudy
2 - Vue de l'installation Les Baigneurs, Lola Laville - ©Léo Baudy
À cette occasion, le Réseau déploie une résidence itinérante transfrontalière d’un nouveau format, conçue conjointement avec le Musée d’art du Valais à Sion, qui invite les artistes à explorer et interroger le territoire alpin, soulignant la spécificité de cet espace partagé.
L'appel à candidature est maintenant clos.
Un grand merci à l'ensemble des artistes pour la richesse et l’intérêt des propositions reçues
ainsi qu’aux membres du jury 2026 :
Sophie Bataille (Le Mikado, Annecy),
Marie Bondy (Curiox-Centre d'art et de rencontres, Ugine),
Isabel·le Carlier (ESAAA, Annecy),
Amandine Crey (Le Point Commun-espace d'art contemporain, Annecy),
Raphaële de Broissia (Légendes botaniques, Menthon-Saint-Bernard),
Emilie Dumenil (réseau Altitudes),
Emma Legrand (Archipel Art Contemporain, Saint-Gervais-les-Bains),
Laurène Maréchal (Artocène, Saint-Gervais-les-Bains),
Bertrand Riou (La Chapelle de la Visitation Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains) ;
Laurence Schmidlin du Musée d’art du Valais à Sion,
partenaire du Réseau Altitudes pour cette nouvelle édition 2026-2027
et toutes nos félicitations à la lauréate Lola Laville !
Première étape de la résidence : cet été, du 27 juillet au 27 août au Musée d'art du Valais à Sion.
1 - Vue de l'installation Les Génisses, Lola Laville - ©Léo Baudy
2 - Vue de l'installation Les Baigneurs, Lola Laville - ©Léo Baudy
































































































































































































































































































