Residency

Résidence itinérante
Myrtille Bouvret
édition 2025-2026
Du 9 octobre 2026 au 18 septembre 2027
Altitudes vous invite à découvrir l’exposition collective "Retenir l’eau encore un peu", présentée à l’Îlot-S, espace du CAUE de Haute-Savoie, partenaire de la résidence itinérante d’Altitudes pour l’édition 2025-2026.
Parmi les artistes présenté·es, Myrtille Bouvret, accueillie en résidence par le Réseau, y présente son travail autour des paysages d’eau et de leurs transformations.
Sa participation à cette exposition constitue la restitution finale de son parcours de résidence avec Altitudes.
Le réseau Altitudes remercie vivement l’équipe de L’Îlot-S, espace culturel du CAUE de Haute-Savoie, pour son partenariat et son engagement à nos côtés pour l’édition 2025-2026.
Présentation de l'exposition collective
Tant qu’il y a de l’eau, il y a une trace à saisir.
En territoires alpins, l’eau change de rythme : les glaciers reculent, la neige devient incertaine et les pluies imprévisibles. Ces transformations ébranlent l’image d’un « château d’eau » que l’on croyait immuable. Face à ce basculement, les artistes choisissent aujourd’hui de prendre acte du changement.
À travers la photographie, la sculpture, le dessin ou l’installation, l’exposition explore ce geste d’urgence : garder une trace de ce qui est en train de disparaître, retenir l’eau, tant qu’elle coule.
Retenir pour ne pas oublier, pour garder en mémoire et témoigner de ce qui est encore là et ne sera bientôt plus. En se tenant au plus près de ce qui se défait, ils capturent les signes de ce monde qui s’efface.
Pensée comme une archéologie inversée, l’exposition n’exhume pas le passé, mais archive le présent pour mieux s’en souvenir demain. Elle laisse entrevoir les contours d’un monde qui se transforme sous nos yeux, un monde dont nous habitons peut-être les derniers états.
Avec les œuvres d’Aurore Bagarry, Ludwig Berger, Samuel Birmann, Myrtille Bouvret, Isabelle Daëron, Sylvie de Meurville, Marc Deneyer, Rebekka Friedli, Jean-Antoine Linck, Sophie Matter, Anne Paceo & Nevil Bernard.
Commissariat et scénographie : Carine Altermatt
En Résonance de la 18e Biennale d’art contemporain de Lyon 2026.
© Rebekka Friedli, As Water Moves, 2025, vidéo - tous droits réservés.
Et
jusqu'au au 30 octobre 2026
Exposition en plein air " Les Seuils des eaux"
à Passy (74) - Lac Vert - accès libre
L’Espace Crèmerie, membre du réseau Altitudes, en partenariat avec la Ville de Passy, présente l’exposition "Les seuils des eaux" de Myrtille Bouvret. Réunissant un ensemble de photographies réalisées au cours de sa résidence itinérante menée entre novembre 2025 et mars 2026, l’exposition prend place autour du Lac Vert de Passy, au fil du sentier qui borde ce site naturel emblématique.
Entre observation, itinérance et expérimentation, ces images naissent d’une relation directe avec les milieux alpins. Elles accompagnent une démarche fondée sur des gestes de prélèvement, des dispositifs de captation et des expériences engagées autour des manifestations les plus fragiles de l’eau.
Les prises de vue recueillent et conservent la mémoire de présences furtives, d’états transitoires du paysage.
Les images de Myrtille Bouvret occupent une place essentielle dans son processus de création. Elles deviennent des outils de recherche, des espaces de veille, des archives sensibles et des prolongements du geste plastique.
Autour du Lac Vert à Passy, les photographies entrent en résonance avec un territoire façonné par l’eau et les mouvements glaciaires. Elles réactivent une autre manière de regarder le paysage alpin à travers des traces discrètes, des états disparus et des phénomènes dont l’image capte la persistance fragile. Les photographies fonctionnent alors comme des seuils entre différentes temporalités du territoire.
L’exposition rassemble des cheminements, des contemplations et des expériences où l’on ne sait jamais exactement où s’arrête la nature et où commence l’œuvre. "Les seuils des eaux" désignent ces zones de passage où les matières émergent, circulent, se dissolvent ou persistent. Entre apparition et effacement, les photographies ouvrent un espace d’attention à ce qui demeure mouvant, précaire et en devenir.
Le réseau Altitudes remercie chaleureusement l’Espace Crèmerie et la Ville de Passy pour leur engagement dans l’accueil et la réalisation de ce projet.
Les sculptures et dessins issus de cette recherche seront présentés à L'îlot-S (CAUE de Haute-Savoie, Annecy) dans le cadre de l’exposition "Retenir l’eau, encore un peu", à partir du 8 octobre prochain.
+ d'infos bientôt !
La résidence itinérente 2025-2026 avec Myrtille Bouvret
Accueillie dans le cadre de la résidence itinérante 2025-2026 portée par le Réseau Altitudes, en partenariat avec le CAUE Haute-Savoie, Myrtille Bouvret a mené entre novembre 2025 et mars 2026 une recherche consacrée aux dernières traces de l’hiver. L’artiste a travaillé avec l’eau dans ses formes les plus fragiles — neige, glace, givre, stalactites — en portant une attention particulière aux instants où la matière se transforme et où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Parcours et démarche artistique
Artiste plasticienne diplômée de l’Académie des Beaux arts de Florence en Italie, puis de l’ENSAD Limoges, Myrtille Bouvret vit et travaille aux alentours de Nantes et de Troyes. Elle a effectué différentes résidences et animé plusieurs ateliers lui permettant de développer sa recherche, tournée vers nos territoires, nos ressources naturelles et notre manière d’être avec ce qui nous entoure.
Observatrice de l’invisible, elle s’intéresse à ce que l’on voit sans regarder. Sa démarche est de contempler et révéler la beauté du réel. Elle met en place des dispositifs pour capter des mouvements, des processus qui s’opèrent naturellement autour de nous. Elle leur donne relief par la matière sous forme d’installations évolutives se déroulant sous nos yeux, ou sous forme de sculptures, cristallisant le temps et pétrifiant le vivant. Une approche qui nous questionne sur l’impermanence, l’équilibre précaire qui nous environne, notre fragilité et notre place.
Texte de l’artiste – février 2026
Au cœur du territoire alpin, je poursuis une recherche dédiée aux dernières traces de l’hiver, issues de la montagne en métamorphose que le temps emporte et qui glissent hors du paysage. Je travaille avec l’eau dans ses formes les plus fragiles : neige, glace, givre, stalactites. Chaque prélèvement saisit un instant où la matière se transforme, où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Durant cette résidence, je marche, j’observe les changements, je scrute l’éphémère. Je repère des lieux, des mouvements à accompagner. La montagne devient mon atelier ; l’eau, ma matière ; le froid, mon outil ; l’hiver, mon inspiration. J’emporte des fragments de saison, prélevés au moment où ils se défont.
Dans les pièces en cours de création, apparaissent la texture de la neige, les motifs de la glace, les volumes des stalactites. Ces formes deviennent des témoins silencieux d’un monde en mutation, peut‑être un jour perçus comme des archives d’un hiver qui s’efface.
Je crée au plus près de ce qui s’en va, dans ce qui se modifie sous nos yeux. La poésie naît de cette attention au fragile, au discret, à l’infime. Les volumes et dessins créés invitent à regarder autrement ce qui reste, à percevoir l’épaisseur du temps, à comprendre que nous sommes intimement liés à ces transformations. Ils proposent une manière sensible d'habiter le présent et d'imaginer les territoires de demain.
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Crédits et droits d’image
Myrtille Bouvret, 2026 - tous droits réservés
Altitudes vous invite à découvrir l’exposition collective "Retenir l’eau encore un peu", présentée à l’Îlot-S, espace du CAUE de Haute-Savoie, partenaire de la résidence itinérante d’Altitudes pour l’édition 2025-2026.
Parmi les artistes présenté·es, Myrtille Bouvret, accueillie en résidence par le Réseau, y présente son travail autour des paysages d’eau et de leurs transformations.
Sa participation à cette exposition constitue la restitution finale de son parcours de résidence avec Altitudes.
Le réseau Altitudes remercie vivement l’équipe de L’Îlot-S, espace culturel du CAUE de Haute-Savoie, pour son partenariat et son engagement à nos côtés pour l’édition 2025-2026.
Présentation de l'exposition collective
Tant qu’il y a de l’eau, il y a une trace à saisir.
En territoires alpins, l’eau change de rythme : les glaciers reculent, la neige devient incertaine et les pluies imprévisibles. Ces transformations ébranlent l’image d’un « château d’eau » que l’on croyait immuable. Face à ce basculement, les artistes choisissent aujourd’hui de prendre acte du changement.
À travers la photographie, la sculpture, le dessin ou l’installation, l’exposition explore ce geste d’urgence : garder une trace de ce qui est en train de disparaître, retenir l’eau, tant qu’elle coule.
Retenir pour ne pas oublier, pour garder en mémoire et témoigner de ce qui est encore là et ne sera bientôt plus. En se tenant au plus près de ce qui se défait, ils capturent les signes de ce monde qui s’efface.
Pensée comme une archéologie inversée, l’exposition n’exhume pas le passé, mais archive le présent pour mieux s’en souvenir demain. Elle laisse entrevoir les contours d’un monde qui se transforme sous nos yeux, un monde dont nous habitons peut-être les derniers états.
Avec les œuvres d’Aurore Bagarry, Ludwig Berger, Samuel Birmann, Myrtille Bouvret, Isabelle Daëron, Sylvie de Meurville, Marc Deneyer, Rebekka Friedli, Jean-Antoine Linck, Sophie Matter, Anne Paceo & Nevil Bernard.
Commissariat et scénographie : Carine Altermatt
En Résonance de la 18e Biennale d’art contemporain de Lyon 2026.
© Rebekka Friedli, As Water Moves, 2025, vidéo - tous droits réservés.
Et
jusqu'au au 30 octobre 2026
Exposition en plein air " Les Seuils des eaux"
à Passy (74) - Lac Vert - accès libre
L’Espace Crèmerie, membre du réseau Altitudes, en partenariat avec la Ville de Passy, présente l’exposition "Les seuils des eaux" de Myrtille Bouvret. Réunissant un ensemble de photographies réalisées au cours de sa résidence itinérante menée entre novembre 2025 et mars 2026, l’exposition prend place autour du Lac Vert de Passy, au fil du sentier qui borde ce site naturel emblématique.
Entre observation, itinérance et expérimentation, ces images naissent d’une relation directe avec les milieux alpins. Elles accompagnent une démarche fondée sur des gestes de prélèvement, des dispositifs de captation et des expériences engagées autour des manifestations les plus fragiles de l’eau.
Les prises de vue recueillent et conservent la mémoire de présences furtives, d’états transitoires du paysage.
Les images de Myrtille Bouvret occupent une place essentielle dans son processus de création. Elles deviennent des outils de recherche, des espaces de veille, des archives sensibles et des prolongements du geste plastique.
Autour du Lac Vert à Passy, les photographies entrent en résonance avec un territoire façonné par l’eau et les mouvements glaciaires. Elles réactivent une autre manière de regarder le paysage alpin à travers des traces discrètes, des états disparus et des phénomènes dont l’image capte la persistance fragile. Les photographies fonctionnent alors comme des seuils entre différentes temporalités du territoire.
L’exposition rassemble des cheminements, des contemplations et des expériences où l’on ne sait jamais exactement où s’arrête la nature et où commence l’œuvre. "Les seuils des eaux" désignent ces zones de passage où les matières émergent, circulent, se dissolvent ou persistent. Entre apparition et effacement, les photographies ouvrent un espace d’attention à ce qui demeure mouvant, précaire et en devenir.
Le réseau Altitudes remercie chaleureusement l’Espace Crèmerie et la Ville de Passy pour leur engagement dans l’accueil et la réalisation de ce projet.
Les sculptures et dessins issus de cette recherche seront présentés à L'îlot-S (CAUE de Haute-Savoie, Annecy) dans le cadre de l’exposition "Retenir l’eau, encore un peu", à partir du 8 octobre prochain.
+ d'infos bientôt !
La résidence itinérente 2025-2026 avec Myrtille Bouvret
Accueillie dans le cadre de la résidence itinérante 2025-2026 portée par le Réseau Altitudes, en partenariat avec le CAUE Haute-Savoie, Myrtille Bouvret a mené entre novembre 2025 et mars 2026 une recherche consacrée aux dernières traces de l’hiver. L’artiste a travaillé avec l’eau dans ses formes les plus fragiles — neige, glace, givre, stalactites — en portant une attention particulière aux instants où la matière se transforme et où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Parcours et démarche artistique
Artiste plasticienne diplômée de l’Académie des Beaux arts de Florence en Italie, puis de l’ENSAD Limoges, Myrtille Bouvret vit et travaille aux alentours de Nantes et de Troyes. Elle a effectué différentes résidences et animé plusieurs ateliers lui permettant de développer sa recherche, tournée vers nos territoires, nos ressources naturelles et notre manière d’être avec ce qui nous entoure.
Observatrice de l’invisible, elle s’intéresse à ce que l’on voit sans regarder. Sa démarche est de contempler et révéler la beauté du réel. Elle met en place des dispositifs pour capter des mouvements, des processus qui s’opèrent naturellement autour de nous. Elle leur donne relief par la matière sous forme d’installations évolutives se déroulant sous nos yeux, ou sous forme de sculptures, cristallisant le temps et pétrifiant le vivant. Une approche qui nous questionne sur l’impermanence, l’équilibre précaire qui nous environne, notre fragilité et notre place.
Texte de l’artiste – février 2026
Au cœur du territoire alpin, je poursuis une recherche dédiée aux dernières traces de l’hiver, issues de la montagne en métamorphose que le temps emporte et qui glissent hors du paysage. Je travaille avec l’eau dans ses formes les plus fragiles : neige, glace, givre, stalactites. Chaque prélèvement saisit un instant où la matière se transforme, où l’hiver inscrit sa présence avant de se retirer.
Durant cette résidence, je marche, j’observe les changements, je scrute l’éphémère. Je repère des lieux, des mouvements à accompagner. La montagne devient mon atelier ; l’eau, ma matière ; le froid, mon outil ; l’hiver, mon inspiration. J’emporte des fragments de saison, prélevés au moment où ils se défont.
Dans les pièces en cours de création, apparaissent la texture de la neige, les motifs de la glace, les volumes des stalactites. Ces formes deviennent des témoins silencieux d’un monde en mutation, peut‑être un jour perçus comme des archives d’un hiver qui s’efface.
Je crée au plus près de ce qui s’en va, dans ce qui se modifie sous nos yeux. La poésie naît de cette attention au fragile, au discret, à l’infime. Les volumes et dessins créés invitent à regarder autrement ce qui reste, à percevoir l’épaisseur du temps, à comprendre que nous sommes intimement liés à ces transformations. Ils proposent une manière sensible d'habiter le présent et d'imaginer les territoires de demain.
Ce projet bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie, du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA) et, pour l’édition 2025–2026, d’un cofinancement du CAUE de la Haute-Savoie.
Crédits et droits d’image
Myrtille Bouvret, 2026 - tous droits réservés



LOLA LAVILLE
Lauréate
de la résidence itinérante
en territoire alpin
édition 2026-2027
from 27 july to 27 august
La résidence itinérante 2026–2027 est lancée !
Pour les 10 ans du Réseau, Altitudes a déployé une résidence itinérante transfrontalière d’un nouveau format, conçue conjointement avec le Musée d’art du Valais, qui invite les artistes à explorer et interroger le territoire alpin, soulignant la spécificité de cet espace partagé.
Cet été, la lauréate Lola Laville a pris la route pour inaugurer sa résidence à Sion, au sein d'un lieu exceptionnel : le Musée d’art du Valais.
Avec son projet "Cueillir la Reine", Lola Laville mene sa recherche artistique sur la relation entre les êtres vivants et leur environnement à travers la figure emblématique de la vache d'Hérens, en explorant son rôle culturel, social et symbolique au-delà des célèbres combats de "reines".
"Je parcours le territoire valaisan à la rencontre des vaches, des éleveurs et des personnes qui gravitent autour de ce monde. J'observe, j'écoute, je photographie, j'enregistre, je relève les températures, et surtout, je prélève : poils, bouse, plantes, lait, fromages….
Au Musée d'art du Valais, j'installe un laboratoire de distillation, où ces matières deviennent le point de départ d'une recherche olfactive.
Gratter l'identité des vaches d'Hérens, c'est aussi chercher à savoir si leur identité peut se lire — ou se sentir - dans leur odeur.
Je compare les odeurs des vaches entre elles, et tente notamment de déterminer s'il est possible de différencier l'odeur des reines de celle des autres vaches. Peut-on reconnaître une reine à son parfum ? Existe-t-il une signature olfactive propre à chaque animal, ou des caractéristiques communes liées à son statut, son corps, son environnement ?"
Lola Laville, Musée d'art du Valais à Sion, été 2026.
----------------------------------------------------------------------------------------
Première étape de la résidence : 27 juillet - 27 août, au Musée d'art du Valais à Sion (Suisse).
Deuxième étape : automne - hiver, au sein du réseau Altitudes, en France.
Troisième étape et restitution : printemps 2027.
-----------------------------------------------------------------------------------------
Un grand merci aux membres du jury 2026 pour leur regard et leur contribution à cette sélection :
Sophie Bataille (Le Mikado, Annecy),
Marie Bondy (Curiox-Centre d'art et de rencontres, Ugine),
Isabel·le Carlier (ESAAA, Annecy),
Amandine Crey (Le Point Commun-espace d'art contemporain, Annecy),
Raphaële de Broissia (Légendes botaniques, Menthon-Saint-Bernard),
Emilie Dumenil (réseau Altitudes),
Emma Legrand (Archipel Art Contemporain, Saint-Gervais-les-Bains),
Laurène Maréchal (Artocène, Saint-Gervais-les-Bains),
Bertrand Riou (La Chapelle de la Visitation Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains) ;
Laurence Schmidlin du Musée d’art du Valais à Sion,
partenaire du Réseau Altitudes pour cette nouvelle édition 2026-2027 ;
Ce programme de résidence bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie et du FDVA 74.
1 - Vue de l'installation Les Génisses, Lola Laville - ©Léo Baudy
2 - Vue de l'installation Les Baigneurs, Lola Laville - ©Léo Baudy
Pour les 10 ans du Réseau, Altitudes a déployé une résidence itinérante transfrontalière d’un nouveau format, conçue conjointement avec le Musée d’art du Valais, qui invite les artistes à explorer et interroger le territoire alpin, soulignant la spécificité de cet espace partagé.
Cet été, la lauréate Lola Laville a pris la route pour inaugurer sa résidence à Sion, au sein d'un lieu exceptionnel : le Musée d’art du Valais.
Avec son projet "Cueillir la Reine", Lola Laville mene sa recherche artistique sur la relation entre les êtres vivants et leur environnement à travers la figure emblématique de la vache d'Hérens, en explorant son rôle culturel, social et symbolique au-delà des célèbres combats de "reines".
"Je parcours le territoire valaisan à la rencontre des vaches, des éleveurs et des personnes qui gravitent autour de ce monde. J'observe, j'écoute, je photographie, j'enregistre, je relève les températures, et surtout, je prélève : poils, bouse, plantes, lait, fromages….
Au Musée d'art du Valais, j'installe un laboratoire de distillation, où ces matières deviennent le point de départ d'une recherche olfactive.
Gratter l'identité des vaches d'Hérens, c'est aussi chercher à savoir si leur identité peut se lire — ou se sentir - dans leur odeur.
Je compare les odeurs des vaches entre elles, et tente notamment de déterminer s'il est possible de différencier l'odeur des reines de celle des autres vaches. Peut-on reconnaître une reine à son parfum ? Existe-t-il une signature olfactive propre à chaque animal, ou des caractéristiques communes liées à son statut, son corps, son environnement ?"
Lola Laville, Musée d'art du Valais à Sion, été 2026.
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Première étape de la résidence : 27 juillet - 27 août, au Musée d'art du Valais à Sion (Suisse).
Deuxième étape : automne - hiver, au sein du réseau Altitudes, en France.
Troisième étape et restitution : printemps 2027.
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Un grand merci aux membres du jury 2026 pour leur regard et leur contribution à cette sélection :
Sophie Bataille (Le Mikado, Annecy),
Marie Bondy (Curiox-Centre d'art et de rencontres, Ugine),
Isabel·le Carlier (ESAAA, Annecy),
Amandine Crey (Le Point Commun-espace d'art contemporain, Annecy),
Raphaële de Broissia (Légendes botaniques, Menthon-Saint-Bernard),
Emilie Dumenil (réseau Altitudes),
Emma Legrand (Archipel Art Contemporain, Saint-Gervais-les-Bains),
Laurène Maréchal (Artocène, Saint-Gervais-les-Bains),
Bertrand Riou (La Chapelle de la Visitation Espace d’art contemporain, Thonon-les-Bains) ;
Laurence Schmidlin du Musée d’art du Valais à Sion,
partenaire du Réseau Altitudes pour cette nouvelle édition 2026-2027 ;
Ce programme de résidence bénéficie du soutien du Département de la Haute-Savoie et du FDVA 74.
1 - Vue de l'installation Les Génisses, Lola Laville - ©Léo Baudy
2 - Vue de l'installation Les Baigneurs, Lola Laville - ©Léo Baudy
















































